Cloverfield

Oh my god !

critique du film cloverfieldCloverfield est un film novateur. Il faut le dire. Cloverfield a innové sur deux points. Le premier est celui du marketing et de la promotion d’un film. L’autre qui était beaucoup plus prometteur est celui de la réalisation.
Le film a été annoncé par une bande-annonce diffusée sur internet et projetée juste avant le film “Transformers” histoire de bien atteindre la cible. Mais le véritable manque d’information autour du film qui a changé 5 fois de titre durant sa production à piquer au vif tous les bloggers (dont moi) et ils ont assuré une promotion virale du plus bel effet. La bande annonce tournée comme un film DV amateur était plutôt intrigante. On ne savait pas si c’était un monstre, une catastrophe naturelle ou simplement une guerre/attaque terroriste ou que la statue de la Liberté avait maladroitement marché sur une peau de banane. Donc presque zéro budget communication pour un des films les plus rentables de l’histoire.
Passons aux choses sérieuses : la réalisation.
Cloverfield est présenté comme un mix entre Godzilla et The Blair Witch Project. Et c’est la pure vérité. Cloverfield est le nom de code de l’événement survenu un soir à New York. Une bande de jeunes présents sur les lieux aux moments des faits ont tous filmé avec une caméra amateur.
Caméra amateur. C’est le mot. Ce film a été tourné comme si Mme Michu filmait son fils tomber de vélo. C’est pas cadré, on en voit rien, ça bouge dans tous les sens. Bref, regarder ce film relève du calvaire. De plus, je dois avouer que j’ai été extrêmement déçu par le manque d’image de “godzilla”.
Et puis après tout dans ce genre de film, on se contre fout de savoir de suivre l’histoire des civils. Peu importe s’ils se cassent un ongle, une jambe ou s’ils meurent écrasés comme des punaises. Ce qu’on veut voir dans ce genre de film catastrophe ce sont les soldats ceux qui courent partout avec leur M16. Ceux qui se baladent pépère dans New York dans leur tank blindé. Ceux qui montent au 287ème étage de la tour, rentre dans un appartement en fracassant la porte, pète un carreau et snipe tout ce qui bouge dans la lunette. Il aurait été tellement plus intéressant et visuellement plus rigolo de suivre l’évolution des militaires avec ce mode de réalisation que celle d’insignifiants civils.
D’autant plus que ces connards de civils, au crépuscule de leur vie, se disent qu’ il est temps pour eux de prendre conscience du maigre héritage qu’ils légueront à l’humanité et qu’en plus y a la belle pépée dont le ‘héros’ est peut être amoureux qui est coincée de l’autre coté de la ville. Alors autant l’action ça pouvait passer, mais rajouter l’histoire d’amour, s’en était trop pour mon frêle estomac. J’ai tout vomi sur le tapis.

Le problème en plus c’est qu’il y a tout pour faire une suite. (Ecoutez bien tout à la fin… et lisez bien au début aussi)

D’ailleurs le seul truc que j’ai aimé dans ce film en fin de compte c’est la dernière réplique. Elle est tellement géniale. Il fallait oser !

En attendant que je m’incruste à une avant-première voici un petit clip réalisé par des pirates pour sensibiliser les jeunes aux téléchargements illégaux..

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