Funny games U.S.
stuck in the middle with haneke
pour l’histoire: bob et bobette (et leur petit) voulaient passer un peu de temps au calme. Ils n’auront jamais passé de vacances aussi pourries…
pour l’Histoire: tarantino a coupé une oreille dans reservoir dogs mais haneke a trouvé la scène trop courte et a decidé de la rallongée d’une heure et demi. Et puis comme personne ne regarde de film en allemand, il la remis le couvert en américain.
Au cinema, il y a un cadre sur lequel arrive de la lumiere, des images, du son et une tête de spectateur qui lie le tout. Haneke s’amuse à nous voir nous mettre des oeilleres (on a payé la place/la ligne adsl) et nous file une taloche dès qu’on se prend à espérer.
Il s’est souvenu que la difference entre la réalité et la fiction est que la violence fait souffrir en réalité: il est violent et on souffre. Ce monsieur a mis en scene (deux fois) la douleur que le cinema gros budget americain ne veut pas montrer/ne montre pas parce que ca fait pas plaisir. Le film fait mal et on est pas content.
On peut lui reproché d’en faire beaucoup trop et d’être un foutu donneur de leçon qui fait du commercial mais je suis pas de ceux là : j’aime le cote “regardez je vous fait souffrir, spectateurs” (qui venez voir un film que vous avez déjà vu).
corentino
4 May, 2008
ouhou putain 15 ans que j’attendais qu’il troc sa trousse de crayon de couleurs pour “graber” un clavier azerty et écrire avec talents plein de critique !!
Merci Deug !
Que Dieu te garde
Sinon pour le film j’ai vu, il y a fort longtemps la première version et je dois dire que mon coté psychopate international n’a pas été emoustillé plus que ça :)
De plus, mes contacts américains sur imdb.com m’ont informé que la dernière version était une copie conforme plan à plan de la première version…
deug
4 May, 2008
uais c’est un des cotes puant de l’affaire.
lautre c’est qu’il considere que le public a de la merde entre les oreilles (cf une interview de lui dans madmovies).
mais ca reste un film qu’il a de la gueule…
Kris
21 Jul, 2008
Mais mais mais… C’est d’la merde ?!
La déception quoi. Je m’étais dit que je me mangerai une petite claque, Das Experiment like, niet. Haneke, le moraliste misanthrope, passe son temps à montrer au spectateur qu’il est plus intelligent qu’eux, tellement fier de son analyse de la violence quotidienne de la société et du monde actuel qu’il balance cette violence gratuitement, sans justification de sa genèse. Il aurait peut-être dû pousser sa réflexion un peu plus loin en donnant un semblant de genèse le Haneke, au lieu de montrer le fait qu’il soit tellement plus rusé que le spectateur et Hollywood (cf. les mises en abîmes foireuses).
Au-delà du message, rien ne prend réellement aux tripes, la situation présentée étant tellement détaché. Disons que le début, avec le générique grindcore et la titraille en couleur rouge sang, donnait un certain ton. Puis l’arrivée de Michael Pitt, qui, il est vrai, est assez terrifiant donne encore une petite épaisseur. Puis plus rien, la tension censée monter ne prend jamais, les plans-séquences sont inutiles et ne révèlent rien. L’horreur censée être montrée dans les non-dits, dans l’hors-champ, est assez mal exploitée (sauf un peu après la scène du fils).
Au prix de la moralité, Haneke nous sert une oeuvre amorale, sans pendants, sans justification, sans attaches. C’est gratuit, ça a un semblant de profondeur psychologique de comptoir, l’intérêt du remake quasi plan par plan (pas vu le premier, mais après ça, ça risque pas) ne révèle finalement que de l’unique dessein d’Haneke : faire parler de lui. Contrat rempli.