Hatchet et un petit cours sur Tarantino
Margaret ? C’est toi ?
Le plus beau casting de l’histoire du cinéma : des jeunes Américains en springbreak, un couple de retraités, une nana un peu chelou, un guide opérateur du dimanche qui organise des sorties sur un vieux rafiot et bien sur l’inoubliable réalisateur mythomane de film coquin avec les deux filles un peu pommées à qui il a promis un rôle dans sa prochaine super production. Ayé tout le monde est à bord, faites pétez les popcorns, le caramel, le sucre et les bouteilles de coca, (pas de bière avec le pop corn sinon on a droit à la double fermentation, et ça c’est pas chic du tout pour la moquette) Bref, enfin le film démarre, on ajoute la légende d’un monstre qui tue tout le monde à la hache et c’est le décollage immédiat pour le cinéma de série B.
Ce film, c’est une bonbonne d’oxygène dans un sou marin en train de couler.
Sinon l’info du jour c’est l’arrivée du prochain épisode de la série BD XIII. Mais bon, ça fait longtemps que le scénario de cette série est mort. D’ailleurs, ils devraient en faire un film, je vois bien Craig et Al Berry en l’homme au mystérieux passé et en sergent Jones. (C’est un nom de mec mais il s’agit bien d’une fille et comme dans chaque cas où cela arrive, il n’y pas de doute possible, c’est bien une femme).
Bon je disais que ce film est une grande bouffée d’oxygène en ces temps où les films sont calibrés avec une précision déconcertante, là c’est du grossier, c’est fait à l’arrache, pas de chichi. On se prend pas la tête, peut importe ou arrive le coup de machette en premier et au combientième est-ce que le bras va tomber, tant qu’il y a plein de sang à l’écran, et que ce sont les filles les plus niaises et sottes qui souffrent le plus c’est bon. On garde dans la boiboite et on enchaine sur la prochaine scène, déjà qu’on a explosé le budget effet spéciaux avec la soirée d’hier, et qu’on est obligé d’utiliser du ketchup pour le sang…
Bref, ce film est excellent. Le même genre du dernier tarantino. Tiens justement parlons en du Bonhome.
Au début l’univers était contenu dans une tête d’épingle puis y a eu le permafost, les pyramides et tarantino. Quentin tarantino, d’ailleurs le nom de ce blog lui est dédicacé. [Dans mes rêves moites et humides, je me plais à penser qu'il parle français et qu'il me lit ...]
Bref, au début la vie de Monseigneur tarantino est mal barrée, il vit de petits travaux, jusqu’au jours où il devient caissier d’un vidéo club. Là tout bascule, il passe son temps à regarder des vidéos (principalement des films de série B voire Z) et à lire comics et manga en pagaille. Puis il se fait viré, normal, le chef n’apprécie pas trop que Quentin tarantino tape les clients qui rendent les cassettes en retard. Et là c’est la mégadesh, et il présente ses scénarios à une maison de production qui lui accorde les crédits pour un film en échange des droits pour 3 oeuvres. Ces trois scénarios sont plus ou moins liés, mais ce qui est sur ce que même s’ils n’ont été réalisés par le maitre, ils puent tarantino de A à Z. Enfin, il s’en fout il a de l’argent, des idées par boite de douzes et surtout plein d’argent pour s’acheter des caméras et des acteurs. Ça lui suffit pour tourner un film, un seul, qui le rendra célèbre à tout jamais.
Reservoir Dog. D’abord, le film n’est pas banal, il se passe dans un hangar, car c’est là que se sont réfugiés des braqueurs après que leur coup ait foiré et ils cherchent à savoir qui est le coupable. Et surtout il y a cette scène où un mec parle à dans l’oreille d’un type alors qu’il vient de la lui couper avec un rasoir. Cette scène fut, il me semble, censurée au début de l’exploitation du film. Mais le directeur du festival de cannes était à ce moment-là aux USA, et il a vu ce film. En sortant, il avait trouvé quel serait le film de la dernière projection du festival.
Le fait est qu’à la toute fin du festival, il y a deux projections pour mettre en avant deux jeunes réalisateurs à la carrière prometteuse. Ce soir-là , il y avait tarantino et un espagnol que l’on annonçait comme le nouveau Almodovar. Le lendemain, tout le monde ne parlait que de tarantino et le pauvre espagnol a fait un autre film avant de décrocher du cinéma.(grand bien lui a pris, toucher à Almodovar, et puis quoi encore ?)
Donc Reservoir Dog fait polémique, tant mieux, car tarantino a encore plein de projets sous sa caméra. Et là il commence le tournage de Pulp Fiction. Et avec ce film, il va gagner la palme d’or du festival de canne. Tant qu’à faire. D’ailleurs, je crois que c’est lors de cette cérémonie qu’il a dû casser la gueule d’un vigile, car il ne portait pas de noeud papillon.
Ensuite il tournera Jacki Brown, que je n’ai pas vu en entier, car j’ai été déçu. Peut-être un jour.
Et vient enfin le magnifique Kill Bill ou on peut voir la belle Nicole manier le katana comme les samouraïs d’un autre temps et aussi peter la gueule à tout le monde qui se mettra sur sa route, le tout sur de la petite musique de nuit et avec des plans de folies. Et la suite avec Kill bill 2 qui fut éclatant de toute beauté, mais un peu moins bien.
Et là dernièrement tarantino a sorti en collaboration avec son pote Rodriguez (il a réalisé le film Une nuit en enfer dont le scénario a été écrit par… tarantino himself) un hommage au cinéma d’action des années 70 à 90. Le même qu’on peut voir sur AB1 avant les films de la bibliothèque rose (rien à voir avec les livres…) ou encore des fois sur internet. Bref, le film s’appelle Grindhouse, c’est une oeuvre qui contient deux moyens métrages Death boulevard et Planet Terror entroucoupé de pleins de fausses petites bandes annonce plus délicieuses les unes que les autres.
Donc pour conclure, tarantino c’est du bon. Et comme dirait un Belge à propos de Michael Jackson :
C’est simple au dessus de lui y a personne, au dessous de lui personne.
 Voila c’est fini, vous pouvez rentrer chez vous travailler et me pardonner pour la quantité astronomique de fautes d’orthographes qui parsèment le texte que je n’ai pas écrit.