Le diable s’habille en Prada
Si j’attrape une grippe intestinale, j’aurai le poids idéal.
Andy est une jeune reporter pour qui le succès paraît assuré mais nouvelle dans cette ville qu’on appelle New York, elle postule dans un grand journal de mode américain dirigé d’une main de fer par une vieille peau. Et c’est le dérapage pour cette petite conne qui va passer quelque mois à lécher les pieds de celle qu’on appelle déjà la Thatcher version Vogue.
Ce film est l’adaptation du roman qu’une petite poufiasse, ayant réellement vécu ce soit disant ‘enfer’, a écrit. Ce film a le mérite de nous montrer l’autre côte de la presse féminine, [alors que bubble nous explique comment fabrique-t-on les poupées Corolle] et c’est le seul point fort. Et encore est ce qu’il existe quelqu’un de suffisamment vicieux pour s’être un jour demandé : Comment est ce qu’on fait pour écrire un tel ramassis de conneries ?
J’en doute à moins d’avoir le QI cumulé des deux radasses sur le retour, qui se trouvent présentement en face de moi, en train de lire : Cosmopolitan pour la blonde au sourire niais et Glamour pour la brune que j’ai envie de gifler à chacun de ses rires forcés.
Il y a aussi toutes les scènes où l’on peut voir des connasses empaquetées dans des fripes aussi chères que des voitures de course alors qu’aujourd’hui des gens meurent sous les bombes et qu’on a rien à foutre, on préfère regarder du coin de l’œil les courbes de ces trainées aux étiquettes à cinq chiffres.

Concrètement ce film est tout bidon mais je sais que toutes les pouffes peroxydées iront le voir et que j’irais aussi, en leur tenant la main…