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Google a infligé une amende de 150 millions de yens aux Français pour violation des cookies

Par Matthieu Rosemine

PARIS (Reuters) – Alphabet Google a été condamné à une amende de 150 millions d’euros (169 millions de dollars) pour avoir rendu plus difficile pour les internautes de refuser des trackers en ligne connus sous le nom de cookies, a déclaré jeudi la CNIL, l’organisme français de surveillance de la confidentialité des données.

La CNIL a déclaré que Meta Platforms Facebook avait également été condamnée à une amende de 60 à 60 millions pour la même raison.

La pré-approbation des internautes pour l’utilisation des cookies – de petites données qui permettent la création de campagnes publicitaires numériques ciblées – est un pilier clé de la réglementation de l’UE sur la confidentialité des données et une priorité absolue pour la CNIL.

« Si vous acceptez les cookies, cela se fait d’un simple clic », précise Karin Kiefer, responsable de la protection des données et des restrictions à la CNIL. « Rejeter les cookies devrait être aussi simple que de les accepter ».

Le chien de garde a déclaré dans un communiqué que les sites Web facebook.com, google.fr et youtube.com de Facebook ne permettaient pas de refuser facilement les cookies, citant le site de streaming vidéo de Google.

La CNIL a indiqué que les deux sociétés devraient s’acquitter d’une amende supplémentaire de 100 000 euros pendant trois mois ou un jour conformément à ses injonctions.

Cela inclut l’obligation pour Google et Facebook de fournir aux internautes français des outils simples pour refuser les cookies afin de garantir leur approbation.

Bien que Google et Facebook proposent un bouton virtuel pour accepter les cookies instantanément, la CNIL affirme qu’il n’y a rien d’équivalent à les rejeter facilement.

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« Les gens nous font confiance pour respecter leur droit à la vie privée et assurer leur sécurité. Nous comprenons notre responsabilité de protéger cette confiance et nous nous engageons à apporter de nouveaux changements et à travailler activement avec la CNIL à la lumière de cette décision », a déclaré une porte-parole de Google.

Facebook n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire.

La précédente amende record de la CNIL en 2020 visait également Google et s’élevait à 100 millions d’euros.

À l’époque, la CNIL avait constaté que les sites français de Google n’avaient pas obtenu l’autorisation préalable des téléspectateurs pour stocker des cookies publicitaires sur leurs ordinateurs et n’avaient pas fourni d’informations claires sur la manière de les utiliser.

Kiefer a déclaré que les problèmes avaient été résolus depuis lors.

En 2020, la CNIL a renforcé ses droits d’autorisation sur les trackers publicitaires, obligeant les sites opérant en France à conserver une trace d’au moins six mois des internautes refusant d’accepter les cookies.

Il précise également que les internautes peuvent facilement consulter tout accord initial concernant les cookies via un lien Internet ou une icône présente sur toutes les pages Web.

(1 $ = 0,8856 euros)

(Rapport de Matthew Rosemine et Benoit von Overstretten ; édité par Sudip Kar-Gupta, Mark Potter et Emilia Chittol-Madris)