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La restauration lyonnaise continue de souffrir du choc COVID – EURACTIV.fr

Bien que les touristes étrangers recommencent à visiter la France, un retour à la normale n’est pas attendu avant 2023, les restaurateurs des villes touristiques comme Lyon comptent donc sur d’autres moyens pour réduire les pertes, comme les touristes français et les ventes à emporter.

Signe précis de la troisième ville de France, la restauration et la gastronomie figurent parmi les activités préférées des locaux et des touristes, français et étrangers.

Les conséquences de la pandémie de COVID-19 en termes de restrictions de voyage ont eu un impact majeur sur les hôteliers et restaurateurs, qui ont dû fermer pendant des mois d’affilée.

Selon l’INSEEInstitut général de la statistique, « La fréquentation des restaurants a chuté de 35 % sur l’année [2020]Pendant la période d’ouverture, entre juin et octobre 2020, le chiffre d’affaires des restaurateurs a diminué « de 28% ».

La Estimations de l’OCDE Que « 75 000 restaurants et 40 000 cafés » ont été temporairement fermés et qu' »un million d’employés » ont été licenciés en 2020.

Les restaurants lyonnais souffrent du manque de touristes

Christophe Margin, président de l’association Les Toques Blanches Lyonnaises, qui s’implique dans la promotion et la défense du patrimoine culinaire de la ville, a déclaré à EURACTIV que malgré la reprise d’activité post-pandémique, notamment depuis la rentrée 2021, certains quartiers continuent de souffrent d’un manque de touristes.

Le Vieux Lyon, prisé des visiteurs de la ville, « souffre encore beaucoup », selon Margin, le tourisme étranger n’ayant pas retrouvé son niveau d’avant-crise.

Dans d’autres quartiers de la ville, la clientèle locale et la clientèle lyonnaise contribuent cependant à amortir le coup avec l’augmentation de l’activité touristique locale. A Lyon et en France, cela a permis aux restaurants de compenser en partie le manque de visiteurs étrangers.

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Développements post-Covid-19

Pendant le confinement ou le couvre-feu, les restaurants ont également développé la livraison et la vente à emporter, mais celles-ci « n’ont pas suffi à empêcher une baisse d’activité », selon une analyse de l’Insee.

Ainsi, selon Margwen, les chefs des restaurants traditionnels lyonnais qui pensaient conserver ces activités en complément du service sur place ont préféré – ou ont dû – renoncer aux services de livraison et de restauration rapide, explique Christophe Margin.

Il a ajouté que la fermeture prolongée des restaurants a convaincu de nombreux salariés du secteur de changer d’emploi, réduisant ainsi le nombre d’activités : « Aujourd’hui, nous nous recentrons sur notre cœur de métier, [on-site] Resto ».

Cette pénurie de main-d’œuvre est une conséquence directe de la crise sanitaire : D’après Paul Employl’agence française pour l’emploi, il y a actuellement plus de 250 000 offres d’emploi dans le secteur de l’hôtellerie-restauration – près de 300 000 selon les syndicats et les organisations professionnelles.

Didier Chenet, Président du GNI-HCR (Groupement national des indépendants hôtellerie et renation, organisation des indépendants du secteur), Explique Il manque environ 100 000 salariés ou ouvriers saisonniers de plus qu’avant la crise.

Le développement des « dark kitchens » a sans doute aussi un impact, même si le secteur de la restauration traditionnelle en ressent moins les effets, selon Margin, puisqu’ils ciblent une clientèle différente et plus jeune.

Diversité des titres pour booster les affaires

« La grande variété de restaurants rend la gastronomie accessible à tous », explique Margwen.

Cela permet d’attirer plus de clients dans les restaurants lyonnais, ainsi que les restaurants étoilés Michelin, les petits restaurants de quartier et les restaurants Bushes Lyon – restaurants typiques servant les spécialités de la ville.

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Cette diversité a été mise en valeur grâce à l’école hôtelière « Institut Paul Bocuse », du nom du chef cuisinier de la ville, qui a attiré de jeunes talents du monde entier.

C’est « le pouvoir d’avoir cette diversité », conclut Margin.

(Édité par Vlad Maximow | EURACTIV.com/Alice Taylor)