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Le gouvernement fédéral se prépare à intervenir alors que le port de Montréal se dirige vers une nouvelle grève

Le gouvernement fédéral se prépare à accélérer la législation au cas où les dockers du port de Montréal continueraient leur grève prévue lundi matin.

Un avis publié dimanche indique que la ministre du Travail, Philomena Tassi, a déposé, tôt mercredi, un projet de loi visant à mettre fin au conflit du travail.

Le contenu du projet de loi n’a pas été rendu public et il n’est pas clair s’il ressemblera à un retour au travail traditionnel.

Le feuilleton donne au gouvernement la possibilité de présenter rapidement un projet de loi et de contourner bon nombre des étapes législatives habituelles.

“La publication de cet avis est l’option la moins préférée de notre gouvernement. Nous croyons au processus de négociation collective”, a déclaré Tassi dans une série de tweets dimanche.

“Cependant, le gouvernement doit agir lorsque tous les autres efforts ont été épuisés et lorsqu’un arrêt des activités cause des dommages économiques importants aux Canadiens.”

La grève de l’été dernier dans le port de Montréal a coûté aux entreprises environ 600 millions de dollars en ventes perdues, selon Statistique Canada. (Evano Demers / Radio Canada)

La grève devrait commencer à 7 heures du matin lundi, selon une notification donnée par le syndicat la semaine dernière. La séance de médiation devrait débuter dans deux heures.

La possibilité d’une autre grève au port – sept mois seulement après la précédente – inquiétait aussi bien les entreprises que les politiciens.

La fermeture des activités de 19 jours en août a compliqué les chaînes d’approvisionnement dans l’est du Canada. Certaines expéditions ont été redirigées vers d’autres ports, tandis que d’autres ont dû attendre des semaines pour que l’arriéré de Montréal disparaisse.

Statistique Canada a estimé que la grève d’août a coûté aux grossistes environ 600 millions de dollars en ventes perdues. Les articles ménagers et les matériaux de construction ont été particulièrement touchés.

Le Québec salue l’intervention d’Ottawa

Le gouvernement fédéral ne s’est pas impliqué dans le différend de l’an dernier, mais le Québec presse Ottawa de jouer un rôle plus actif cette fois.

Le ministre de l’Économie du Québec, Pierre Fitzgibbon, a salué l’intention du gouvernement fédéral de légiférer pour mettre fin au conflit.

“C’est une situation embarrassante pour nos entreprises. Deux attentats en un an ne sont pas un scénario acceptable”, a déclaré Fitzgibbon dans un tweet dimanche.

Mais le représentant Alexandre Puliris, chef adjoint du Parti national-démocrate, a déclaré qu’en indiquant leur intention de légiférer, les fédéralistes libéraux sapaient les chances du syndicat de négocier un accord équitable.

“Je trouve regrettable que le gouvernement fédéral soit intervenu alors que la grève n’avait pas encore commencé”, a déclaré Polleris. “En signalant leur intention de mettre en place une législation sur le retour au travail, ils se tiennent aux côtés de l’administration.”

Les tables restent un point de discorde

Les 1150 dockers sont affiliés à la Fédération canadienne de la fonction publique sans contrat depuis 2018.

Le syndicat affirme que le conflit actuel a éclaté lorsque l’employeur, la Marine Employers Association (MEA), a prolongé la journée de travail sans consulter.

Les conteneurs d’expédition au port de Montréal sont représentés sur cette photo d’archive. Une grève générale doit commencer dans le port lundi. Les 1150 dockers sont affiliés à la Fédération canadienne des fonctionnaires sans contrat depuis 2018. (Ryan Remewers / La Presse canadienne)

Si l’employeur annule ce changement, le syndicat a promis d’annuler la grève. Au cours des dernières semaines, les membres du syndicat ont protesté contre les changements en refusant de travailler les fins de semaine ou les heures supplémentaires.

Les horaires de travail étaient un point de discorde majeur lors des négociations contractuelles. Alors qu’un syndicat patronal veut plus de flexibilité de la part des travailleurs, un syndicat cherche à améliorer l’équilibre travail-vie personnelle.

“L’Association des employeurs maritimes se prépare aujourd’hui pour la séance de médiation”, a déclaré l’association dans un communiqué. “The Middle East Airlines espère parvenir à un règlement négocié.”

Un porte-parole du syndicat n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire.

Le port de Montréal est le deuxième plus grand port du Canada et est responsable d’environ 19 000 emplois directs et indirects.

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