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Les alliés de Le Pen ont adouci la rhétorique sur l’interdiction proposée du foulard

Ses alliés ont déclaré aujourd’hui qu’une interdiction prévue du port du foulard si la candidate à la présidence française Marine Le Pen est élue viendra « petit à petit » et sera décidée par les politiciens, marquant un changement de ton moins d’une semaine avant l’élection présidentielle finale.

Le noyau d’extrême droite de la plate-forme de Mme Le Pen fait l’objet d’un examen plus minutieux alors que la campagne entre dans ses derniers jours.

Louis Alliot, le maire d’extrême droite de Perpignan et ancien associé de Mme Le Pen, a déclaré dans une interview à la radio France Inter que l’interdiction du foulard était l’un des nombreux outils politiques pour lutter contre « l’islamisme », mais que sa mise en œuvre devait venir « progressivement ».

Il a déclaré que l’interdiction devrait d’abord cibler les services gérés par l’État, avant d’être étendue « petit à petit ». « Il y aura un débat au Parlement et ensuite la sélection sera faite », a-t-il dit.

L’autre allié de Le Pen, David Rachlin, maire de la ville méditerranéenne de Frios, a également semblé adoucir sa position aujourd’hui. « Nous ne voulons pas attaquer les gens, dit-il. Toutes ces femmes voilées ne sont pas des islamistes. »

Mme Le Pen a déclaré plus tôt que le foulard ne pouvait pas être considéré comme un signe de croyance religieuse d’une personne, mais comme une « tenue islamique » qui devrait être interdite dans les lieux publics français.

Six jours avant le vote final dans la deuxième économie de la zone euro, Le Pen n’était pas plus proche que l’Elysée, mais sa montée vertigineuse dans les sondages d’opinion a semblé stagner après le premier tour alors qu’Emmanuel Macron intensifiait sa campagne.

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Emmanuel Macron

Les principaux sondages d’opinion montrent toujours que le président sortant Macron est le vainqueur probable, quoique par une faible marge.

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Un sondage réalisé par Ipsos pour la radio France Info et le journal Le Parisien publié aujourd’hui montrait Macron à 56%, en hausse de 0,5% par rapport à la veille et de 3% par rapport au premier tour. L’enquête Ifop a montré une tendance similaire, même si son évaluation est restée inchangée par rapport à la veille à 53,5%.

Les deux candidats sont confrontés au défi de tendre la main aux électeurs de gauche après la disqualification de leurs candidats, tout en s’en tenant à leurs marques politiques, une tâche particulièrement difficile pour Mme Le Pen en matière d’islam et d’immigration.

« Les gens qui sont sur nos terres, qui respectent nos lois, respectent nos valeurs, et qui ont parfois travaillé en France, n’ont rien à craindre de la politique que je veux mener », a déclaré Le Pen à la radio France Bleu.

Ces dernières années, Mme Le Pen s’est efforcée de lisser son image, en détournant son attention des questions d’identité vers le pouvoir d’achat, la première priorité des électeurs français, mais elle n’a pas abandonné la politique d’extrême droite.

Les problèmes liés à la population musulmane de France, l’une des plus importantes d’Europe, sont devenus un sujet brûlant dans un pays qui a connu une série d’attaques extrémistes meurtrières.

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Des avocats en France ont déclaré que l’interdiction du foulard viole la constitution française.

Vendredi, Mme Le Pen avait l’air timide lorsqu’une femme portant le hijab s’est approchée d’elle devant les caméras, lui disant de « laisser les musulmans tranquilles », ajoutant : « Nous sommes françaises, nous aimons ce pays ».

Le lendemain, Le Pen a déclaré qu’elle reconnaissait que la question était « complexe », ajoutant que le Parlement aurait son mot à dire dans la décision et que toute loi indésirable pourrait être abrogée.