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Je n'ecris pas ces immondes critiques de cinéma

L’Iran élit son président au milieu des pourparlers nucléaires et des sanctions douloureuses

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Téhéran (AFP)

Les électeurs iraniens devraient élire un nouveau président vendredi, et l’ultra-conservateur Ebrahim Raisi devrait remplacer le modéré Hassan Rouhani après avoir disqualifié une poignée de candidats.

Le vote intervient alors que le pays frappé par la récession est en pourparlers avec les puissances mondiales pour relancer l’accord nucléaire dévastateur de 2015 et est impatient de mettre fin au régime de sanctions américain.

Les votes étaient minces à Téhéran, où les affiches de campagne étaient rares, les observateurs ne s’attendant à aucune surprise majeure et la participation nationale devrait atteindre un nouveau creux parmi les électeurs épuisés par la crise sociale et économique.

Le pouvoir absolu en Iran depuis la révolution de 1979 est entre les mains du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, mais le président a une influence significative sur des questions allant de la politique industrielle aux affaires étrangères.

La réalisation historique des deux mandats consécutifs de quatre ans de Rouhani, le maximum autorisé, a été l’accord en vertu duquel Téhéran a accepté de restreindre son programme nucléaire en échange d’un allégement des sanctions internationales.

Mais les espoirs que l’Iran en récolterait les bénéfices ont été anéantis il y a trois ans lorsque le président américain de l’époque, Donald Trump, a déchiré l’accord et lancé une campagne de « pression maximale » pour l’isoler diplomatiquement et économiquement.

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Le pays de 83 millions d’habitants, auquel les Etats-Unis ont interdit de vendre et d’échanger leur pétrole, est tombé en récession tandis que Rouhani et son camp ont été critiqués par les ultra-conservateurs pour leur confiance en l’Occident.

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L’Iran a connu des troubles antigouvernementaux au cours de l’hiver 2017-2018 et à nouveau en novembre 2019 – les deux fois durement réprimés – avant que la pandémie de Covid-19 n’émerge et ne frappe l’Iran plus durement que tout autre pays de la région.

– Mettre fin aux sanctions –

Raisi, 60 ans, ancien chef de la justice du pays, appartient au camp ultra-conservateur qui se méfie de l’Occident et qualifie souvent les États-Unis de “Grand Satan” ou d'”arrogance mondiale”.

Certains médias iraniens le considèrent comme un possible successeur de Khamenei, 82 ans.

Une victoire de Raisi pourrait signifier que des mois après que le président américain Joe Biden a été évincé de la Maison Blanche, avec sa position ferme sur l’Iran, le pendule basculera dans l’autre sens à Téhéran.

Cependant, les analystes soulignent qu’il est peu probable que cela fasse dérailler les pourparlers en cours à Vienne entre l’Iran et les autres parties restantes de l’accord nucléaire – la Grande-Bretagne, la Chine, la France, l’Allemagne et la Russie. Certaines de ces forces ont récemment servi de pont de négociation entre l’Iran et les États-Unis.

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La douleur des sanctions plus sévères de Trump, qui ont conduit à un krach monétaire, à une inflation galopante et à une spirale de pertes d’emplois, est le thème électoral fédérateur, et les sept candidats conviennent que l’Iran doit revenir à l’accord nucléaire pour y mettre fin.

Clément Therm, chercheur à l’Institut universitaire européen en Italie, a déclaré à l’AFP que la décision interne d’essayer de relancer l’accord « va au-delà des luttes entre factions ».

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Dans un débat télévisé en direct, Raisi a évité de se heurter aux réformistes, se concentrant plutôt sur les problèmes économiques des Iraniens.

Ses rivaux incluent l’ancien chef des Gardiens de la révolution Mohsen Rezaei et l’ex-négociateur nucléaire, l’ultra-conservateur Saeed Jalili.

L’ancien vice-président Mohsen Mehralzadeh et le gouverneur de la Banque centrale Abdel Nasser Hemmati sont également en lice – tous deux considérés comme des réformistes, mais manquant également du soutien de la principale coalition réformiste.

– Appel à voter –

Si aucun candidat n’obtient de majorité claire vendredi, les deux meilleurs candidats s’affronteront lors du second tour une semaine plus tard, le 25 juin.

La campagne a démarré fin mai sans grand bruit. Peu d’affiches de campagne sont visibles à Téhéran, à l’exception de celles de Raisi, qui a obtenu 38 % des voix lors des dernières élections de 2017, remportées par Rouhani.

L’ambiance a été atténuée par les restrictions de coronavirus sur les rassemblements publics, et les observateurs s’attendent à ce que de nombreux électeurs s’abstiennent – ​​une tendance qui tend à favoriser le camp conservateur.

Les élections législatives de l’année dernière ont vu une abstention de 57% et un balayage conservateur de la législature, après avoir disqualifié des milliers de candidats réformistes ou modérés.

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Narges, une étudiante en soins infirmiers de 20 ans à Téhéran, a déclaré que, comme de nombreux jeunes Iraniens, elle est principalement préoccupée par le fait de joindre les deux bouts et inquiète pour son avenir. Interrogée sur l’élection présidentielle, elle a déclaré qu’elle n’avait “aucun sentiment particulier” à ce sujet.

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Jusqu’au mois dernier, la presse iranienne avait largement prédit une confrontation entre Raisi et le conservateur modéré Ali Larijani, le conseiller de Khamenei.

Mais après que le puissant Conseil des gardiens a banni Larijani et d’autres poids lourds du scrutin, il semble peu probable que ceux qui restent dans la course posent un sérieux défi à un major.

Avec des groupes d’opposition en dehors de l’Iran appelant au boycott des médias sociaux, Khamenei a exhorté les Iraniens à se déplacer en masse pour voter dans une manifestation de défi aux “ennemis de l’islam”.