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Opinion : L’immigration aidera le Canada à mieux se reconstruire, mais seulement si le pays a toutes les mains sur le pont

La ministre des Finances Chrystia Freeland, que l’on voit ici avec le premier ministre Justin Trudeau, a laissé entendre que le Canada devrait se concentrer sur la croissance et la compétitivité une fois qu’il sortira de la pandémie.Blair Gable/Reuters

Dans sa mise à jour économique et financière, la ministre des Finances Chrystia Freeland a fait allusion à ce à quoi s’attendre dans le budget du gouvernement fédéral pour 2022. « Notre objectif national, une fois que nous serons sortis de COVID-19, doit être axé sur la croissance et la compétitivité », a-t-elle déclaré.

Sortir le Canada de sa situation économique difficile ne sera pas facile. Les obstacles qui retenaient le pays avant la pandémie – notamment une pénurie de main-d’œuvre qualifiée, un climat d’investissement qui se détériore et une population vieillissante – n’ont pas disparu. En fait, la pandémie n’a fait qu’ajouter de nouveaux défis, tels que les perturbations de la chaîne d’approvisionnement et la hausse de l’inflation.

Au mieux, la plupart des économistes des secteurs public et privé s’attendent à ce que la croissance du PIB réel oscille à un maigre 2 % par an au cours des trois prochaines décennies. Ils avertissent que les emplois, les services gouvernementaux et la qualité de vie ultime des Canadiens seront menacés à moins que les décideurs n’agissent avec audace pour stimuler l’activité économique.

Pour briser ce piège de 2 %, nous avons besoin de la même approche pratique que les Canadiens ont utilisée pour lutter contre COVID-19. Il n’y aura pas de solutions miracles ou de solutions miracles. L’amélioration des perspectives économiques du Canada exigera du leadership, de la coopération et, surtout, de l’ambition.

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Une partie de la solution réside dans le système d’immigration canadien. La migration a toujours été une source de croissance et de dynamisme économiques. Et les immigrants dépassent leur poids en matière d’innovation et d’entrepreneuriat.

Selon la Banque de développement du Canada, les immigrants sont deux fois plus susceptibles que leurs pairs nés au Canada de s’engager dans une activité entrepreneuriale. Les données de Statistique Canada indiquent que les entreprises appartenant à des immigrants sont plus susceptibles de mettre en œuvre des pratiques commerciales novatrices.

Peut-être ne devrions-nous pas être surpris. De nombreux immigrants sont par définition des preneurs de risques, ayant quitté la connaissance de leur pays d’origine pour s’établir au Canada à la recherche d’opportunités.

Hanif Joshaghani fait partie de ces nouveaux arrivants pionniers. Il a passé 12 ans dans des camps de réfugiés en Irak avant de s’installer au Canada. En 2016, M. Joshaghani a cofondé Symend, l’une des entreprises à la croissance la plus rapide au Canada, qui utilise des informations basées sur les données pour aider les consommateurs à éviter les défauts de paiement sur leurs factures.

Ou pensez aux deux frères Al-Busairi : Mette, Massey et Martin. Ils ont grandi en Iran et sont arrivés au Canada en tant qu’étudiants. En 2015, ils ont cofondé ApplyBoard, aujourd’hui une entreprise de plusieurs milliards de dollars qui exploite le plus grand portail de recrutement au monde pour les étudiants internationaux.

Alors que les décideurs planifient une reprise économique en 2022, ils devraient se tourner vers les immigrants – notre population la plus aventureuse – pour montrer la voie. Voici trois façons de procéder :

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Accompagner les immigrés dans leur quête de réussite : Les immigrants sont toujours confrontés à des obstacles lorsqu’il s’agit de créer des entreprises, de lever des capitaux et de naviguer dans les règles et programmes gouvernementaux. De plus, les organisations qui accompagnent les entrepreneurs ne sont pas toujours outillées pour répondre aux besoins spécifiques des immigrants. Pour aider les nouveaux arrivants à réussir, nous pouvons concevoir des programmes de soutien existants ou en créer de nouveaux pour répondre aux besoins financiers et techniques uniques des nouveaux arrivants.

Prioriser les nouveaux arrivants à fort potentiel : Le gouvernement fédéral a pris plusieurs mesures au cours des dernières années pour aligner le système d’immigration du Canada sur les exigences d’une économie en croissance. Par exemple, Global Talent Stream a aidé des employeurs à croissance rapide à attirer de nouveaux entrants hautement qualifiés. Cependant, le Canada n’a actuellement pas de voie d’immigration prête pour les nouveaux entrepreneurs. Nous pouvons combler cette lacune en créant un processus de demande simplifié pour les immigrants à fort potentiel, en améliorant les programmes existants tels que le programme de visa de démarrage et en reconnaissant le travail indépendant comme une expérience de travail admissible à la résidence permanente.

Garder le Canada attrayant : Bien que le Canada soit l’une des destinations les plus attrayantes pour les talents étrangers, sa réputation a été ternie au cours des dernières années. Dans une course mondiale aux travailleurs, le Canada ne peut se permettre de se laisser aller. Nous devons constamment nous efforcer de créer et de maintenir les conditions qui peuvent attirer et retenir les meilleurs talents. Cela signifie améliorer les dimensions clés de l’écosystème de l’entrepreneuriat du Canada, comme la disponibilité du capital de risque, le financement de la recherche et du développement et le soutien universitaire. Cela signifie également que notre système d’immigration est aussi axé sur le client que possible en simplifiant les exigences administratives et en réduisant les délais de traitement.

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Le Canada est le pays des opportunités. Des milliers d’immigrants choisissent de faire de ce pays leur nouveau foyer chaque année. Mais il existe encore des obstacles pour libérer le plein potentiel de cette population entrepreneuriale. En travaillant ensemble pour éliminer ces obstacles, nous pouvons positionner le Canada pour une reprise économique solide en libérant l’énergie, les compétences et les idées extraordinaires des immigrants.

Lisa Laland est la directrice exécutive de Century Initiative. Goldie Haider est la PDG du Conseil canadien des affaires.